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Vidéo AntiSarko n°17 - L’autre discours de Sarko à la jeunesse

le jour du meeting du candidat de l’UMP au Zénith, les comités AntiSarko vous livrent "l’autre discours de sarkozy à la jeunesse". Pour découvrir ce que Sarkozy réserve vraiment aux jeunes de notre pays...


L’autre discours de Nicolas Sarkozy à la jeunesse

18 mars 2007

Paris – Salle du Zénith

Mes chers amis, Mes chers jeunes amis,

Merci d’être là si nombreux, merci de votre enthousiasme. C’est votre volonté fiévreuse qui doit donner le la des changements de demain. Or, je veux être le Président qui, à l’âge d’homme, réalisera les rêves de la jeunesse française.

Vous êtes l’incarnation de la confiance en l’avenir et je suis là pour vous faire « entrer dans l’espérance » (oui, je n’ai pas peur de citer Jean-Paul II qui « Ã©tait et restera une référence pour la jeunesse du monde » Université d’été de l’UMP, septembre 2006).

A ceux qui se donnent les moyens de la réussite, je vous le dis : vous pouvez compter sur moi. J’ai déjà beaucoup Å“uvré pour vous en tant que ministre de l’Intérieur et je continuerai en tant que Président de la République. Je continuerai parce que je pense que l’on ment à la jeunesse en lui faisant croire que tout lui est dû. Je veux que l’on cesse d’encenser les « enfants gâtés » de mai 68 et je veux remettre les valeurs à l’endroit dans l’éducation, le travail et la société tout entière, pour que les jeunes qui font preuve de volonté, retrouvent le goût du mérite et du libre choix.

Je veux une société du tous contre tous, je veux que le meilleur de la jeunesse puisse bénéficier des meilleurs droits. Oui, je n’ai pas peur de le dire, je fais et je continuerai à faire la guerre à une certaine jeunesse, celle qui ne veut pas se lever pas tôt le matin, celle qui n’a pas l’intelligence de la main et surtout de l’héritage.

Oui, j’assume de vouloir mettre au pas une jeunesse fainéante. Oui, j’assume la précarisation du travail pour les jeunes qui croient que tout arrivera sans effort (avec le Contrat de travail unique, fils du feu Contrat Première Embauche). Oui, j’assume la sélection précoce à l’école, le travail à 14 ans comme au temps des maîtres de forge, parce que la jeunesse prolétaire ne doit pas être bercée d’illusions, c’est au travail manuel qu’elle est vouée et non à un chimérique ascenseur social.

Pour moi, la jeunesse ne doit pas tout attendre de la société : elle doit faire ses preuves. Je regarde la jeunesse avec exigence, surtout celle qui vient des quartiers populaires et qui a tout particulièrement le devoir de prouver qu’elle a la volonté de s’en sortir. La jeunesse des quartiers est souvent coupable, coupable de préférer brûler des voitures ou de s’encroûter dans les missions locales d’insertion. A cette jeunesse, parfois d’origine étrangère, je dis « Battez-vous pour construire, pas pour détruire !…On ne devient pas français malgré soi, on le devient parce qu’on le désire ardemment » (discours de Marseille 03.09.06).

Pour que ces jeunes s’en sortent vraiment, je ne céderai pas aux belles âmes droit-de-l’hommistes qui veulent que je dise que des jeunes qui fuient la police et s’électrocutent malencontreusement dans un transformateur sont automatiquement des victimes de la violence policière, qui veulent que j’absolve les fauteurs de trouble en retirant les cars de CRS des banlieues ; non, pour que ces jeunes s’en sortent, je veux que le statut pénal des mineurs soit peu ou prou aligné sur celui des adultes, que les enfants scolarisés de parents sans-papiers soient renvoyés dans leur pays d’origine, que l’on repère précocement les comportements violents des jeunes enfants en les fichant, que l’on sélectionne les jeunes migrants pour qu’ils soient issus d’un milieu social élevé, que l’on remette en cause le regroupement familial ou encore que l’on adosse la présence des jeunes travailleurs étrangers à la durée de leur contrat de travail.

Je défends, vous le savez, que dans une société moderne, dans la France nouvelle que j’appelle de mes vÅ“ux, nos compatriotes aient des droits, mais aussi des devoirs ; je prétends aussi que certains auront plus de devoirs et moins de droits. Ou plutôt que ces droits seront progressifs au fur et à mesure que la jeunesse se domestiquera au contact des adultes. Je n’ai pas peur de dire que si l’on donne tout, tout de suite, à un jeune il ne connaîtra jamais le goût de la conquête et de l’estime de soi. Charles Aznavour n’a jamais chanté « La bohême » pour d’écrire l’homme arrivé et nanti, non, il a décrit le jeune peintre surréaliste vivant dans la misère, mais réussissant à force de ténacité à réussir sa vie. Alors de grâce, mettons en place dans nos politiques publiques les conditions qui créeront ce désir de se dépasser dans la jeunesse française. Assumons qu’un temps la jeunesse soit considérée comme une charge, baissons, comme l’a fait le gouvernement Raffarin et Villepin, les moyens alloués aux outils politiques qui permettent de préparer l’avenir d’une génération, facilitons aux entreprises, comme l’a permis le CIVIS, les contrats jeunes en entreprise ou les exonérations diverses et variées, la possibilité d’employer des jeunes avec des bas salaires et des statuts précaires.

A l’inverse, je veux donner plus de droits aux jeunes gagnants qui sont contraints et forcés de s’expatrier à la City de Londres pour pouvoir gagner décemment leur vie, je ne laisserai pas notre pays perdre ses forces vives à cause du matraquage fiscal qui décourage l’initiative. Je ferai en sorte, si je suis élu, que les jeunes qui ont des parents rentiers puissent toucher au plus tôt les dividendes de leur héritage en supprimant les droits de succession comme au Panama, et comme l’ont fait mes deux grands amis, George W Bush et Silvio Berlusconi.

Mais pour remettre le pays à l’endroit avec une grand part de la jeunesse au pas, j’agirai dans 4 domaines prioritaires : le logement, l’emploi, l’éducation et l’autonomie des jeunes.

  En ce qui concerne le logement, je propose de supprimer les deux mois de loyer pour signer une caution. Certes, cette mesure ne changera rien à la crise d’accès au logement des jeunes, mais elle protégera les bailleurs privés qui auront toujours le libre choix de préférer d’autres locataires que des jeunes souvent confrontés à la précarité.

  En ce qui concerne l’emploi, comme je l’ai déjà dit, je vous proposerai un contrat de travail unique à droit progressif. Je ne souhaite pas faire baisser le chômage (l’expérience du CNE a prouvé que la précarisation statutaire ne réduisait pas le chômage), je veux simplement proposer une main d’œuvre bon marché et corvéable à merci par les entrepreneurs, et créer ainsi des effets d’aubaine. Par contre, je ne souhaite pas la mise en place de dispositifs d’insertion et d’accompagnement des jeunes à leur entrée sur le marché du travail car c’est encore favoriser l’assistanat.

  En matière d’éducation, je veux mettre en place un véritable marché scolaire allant de l’autonomie de certains établissements dans le secondaire, à la fin de la carte scolaire, en passant par la privatisation de l’université avec pour modèle le pôle universitaire Léonard de Vinci qui a vu le jour dans mon département des Hauts de Seine grâce à mon ami de toujours Charles Pasqua. Je veux aussi le droit de sélection à l’entrée du cursus universitaire, la fin des diplômes nationaux, des droits d’inscription en hausse et une mise en concurrence généralisée du système éducatif. Mais pour faire bonne mesure, pour les jeunes issus des milieux populaires, je permettrai l’orientation et la sélection précoce pour que rapidement (dès 14 ans) ils puissent travailler à 50% du SMIC en apprentissage et qu’ils soient mis loin des « pédagogues qui leur disent toujours oui » et qui voudraient qu’ils poursuivent le plus longtemps possible leurs études (Marseille 03.09.06).

  Enfin, je crois qu’il faut donner une chance aux jeunes qui le méritent d’accéder à l’autonomie, en proposant, par exemple, des prêts à taux zéro que les banques donneront plus facilement à des jeunes dont les parents rentiers peuvent se porter garant puisque ce ne sera pas l’Etat qui cautionnera ces prêts. Les jeunes des quartiers seront moins à même de les obtenir et en plus, ils n’auront pas forcément l’envie de s’endetter alors qu’ils n’auront aucune perspective sûre en termes d’insertion. On différera ainsi les problèmes d’inégalité générationnelle dans le temps et je pourrai être au moins président pour un voire deux mandats…Pour les jeunes issus de l’immigration ou issus des quartiers, et qui en outre aiment la France, j’offrirai le hochet du CV anonyme et quelques zones franches supplémentaires ; mais attention, rien d’autre ! A l’inverse, pour ceux qui n’aiment pas la France, ce sera les peines plancher, la fin de l’excuse de minorité, le ministère de l’identité nationale, l’augmentation des fouilles au corps, au faciès, le menottage systématique durant les interpellations. Il n’y aura pas d’indulgence pour cette jeunesse qui n’est pas la solution, mais qui est le problème, de notre pays.

Voilà, mes chers jeunes amis ce que je voulais vous dire, ce que je souhaitais vous donner comme perspective pour votre avenir. Si je suis élu, si j’obtiens votre confiance, je pourfendrai les immobilismes, je ferai sauter tous les tabous pour qu’enfin la jeunesse de France ressemble, en un précipité salutaire, à celle de l’Amérique de G W Bush...

Vive la République, Vive la jeunesse, Vive la France.

Contre Nicolas Sarkozy, mobilisons-nous ! www.antisarko.net : la Génération AntiSarko

 

 

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