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Balkany (Patrick)<br>
Balladur (Edouard)<br>
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Novelli (Hervé)<br>
nucléaire<br>
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parler vrai<br>
Pasqua (Charles)<br>
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police de proximité<br>
populisme<br>
pouvoir d'achat<br>
préférence nationale<br>
préfet musulman<br>
prévention<br>
prison<br>
privatisation<br>
propriétaires<br>
prostitution<br>
quota<br>
racaille<br>
radar<br>
récidive<br>
regroupement familial<br>
religion<br>
répression<br>
RMI<br>
Sangatte<br>
sans-papiers<br>
santé<br>
Sarkozy (Cécilia)<br>
sécurite sociale<br>
séparation des pouvoirs<br>
service public<br>
show<br>
solidarité<br>
squat<br>
successions<br>
syndicats<br>
tabou<br>
terrorisme<br>
tolérance zéro<br>
trente-cinq heures<br>
travail<br>
Turquie<br>
UMP<br>
victimes<br>
vidéosurveillance<br>
Villepin (Dominique de)</div>
Présentation du livre "Sarkozy dans le texte"
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<div class='rss_chapo'>ouvrage de 140 pages, broché, 15 cm x 21 cm - 5€ - sortie JANVIER 2006</div>
<div class='rss_texte'><p class="spip">Dans la foule des opposants à Nicolas Sarkozy, rares sont ceux qui font l'effort de mieux le connaître pour mieux le combattre.</p> <p class="spip">Si les écrits consacrés à l'homme ne manquent pas, aucun n'a jusqu'à présent décrypté avec précision le discours de celui qui a l'ambition de porter les couleurs de la droite à l'élection présidentielle de 2007.</p> <p class="spip">Cet ouvrage, à l'usage de tous, égrène les mots-clés du discours sarkozyste. De « acquis social » à « vidéosurveillance », ce lexique analyse les propos de Nicolas Sarkozy afin d'en saisir le sens, la portée et les dangers.</p> <p class="spip">Ni pamphlet ni caricature, ce document démontre qu'au travers des provocations et des formules faciles du président de l'UMP, se dessine un véritable projet de société, populiste et inégalitaire.</p> <p class="spip">Pour battre Nicolas Sarkozy, la gauche a besoin d'un projet alternatif ambitieux et crédible. Mais elle doit aussi être en mesure de déconstruire ses discours, de pointer ses contradictions et de lui opposer de solides arguments. Ce lexique élaboré par les militants de RéSo est une première contribution à ce travail.</p> <hr class="spip" />
<p class="spip">RéSo - Réformistes & Solidaires est une association politique fondée en octobre 2004, regroupant de jeunes européens de gauche. Elle est membre de plusieurs coalitions telles que 2005 plus d'excuses, Sauvons l'Europe et Youth Action Network. RéSo a lancé à la rentrée 2005 la campagne AntiSarko</p></div>
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<div class='rss_texte'><span class='spip_document_476 spip_documents spip_documents_center' > <img src='http://www.antisarko.net/IMG/jpg/sarko-couv.jpg' width='470' height='678' alt="Sarkozy dans le texte" title="Sarkozy dans le texte" />
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Extraits du livre "Sarkozy dans le texte"
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<div class='rss_texte'><p class="spip"><br /><img src="http://www.antisarko.net/squelettes/puce.gif" width='8' height='11' alt="-" /> ANPE</p> <p class="spip"><i class="spip">"La réforme du service public de l'emploi est impérative [...] Il ne faut pas hésiter à recourir à des sociétés de placement rémunérées aux résultats</i> (France 3, 26 mai 2005)</p> <p class="spip">Pour Nicolas Sarkozy, les services de l'ANPE sont par nature déficients. Conformément à sa vision des services publics, il plaide pour une privatisation du marché de l'emploi. En tant que président du conseil général des Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy a ouvert le 29 avril 2005 les actions d'insertion des allocataires du RMI à la concurrence. Les sociétés Manpower et la SA Forgeco ont ainsi remporté l'appel d'offres pour s'occuper des RMistes du département. En décidant d'ouvrir ces marchés, Nicolas Sarkozy remet donc de facto en cause les actions menées par les organismes publics ou associatifs en les mettant en concurrence avec des entreprises privées.</p> <p class="spip">Les 20 millions d'euros consacrés en 2005 aux actions d'insertion ne sont donc plus gérés par les associations, les communes ou les centres d'action sociale qui s'occupaient jusqu'alors de la réinsertion sociale et professionnelle des allocataires. Les sociétés privées ayant remporté le marché ont pour seul objectif le placement des chômeurs, laissant ainsi de côté la vision plus globale de l'insertion prévue à l'origine par le RMI. Par ce type de procédure, Nicolas Sarkozy met en oeuvre la marchandisation de l'insertion et des actions sociales les plus sensibles.
Seules des structures publiques ou associatives peuvent remplir ces missions en étant conscientes des enjeux éthiques et de la dimension humaine de l'insertion des chômeurs.</p> <p class="spip"><strong class="spip">
Voir : privatisation, RMI, services publics</strong></p> <hr class="spip" />
<p class="spip"><img src="http://www.antisarko.net/squelettes/puce.gif" width='8' height='11' alt="-" /> CARIGNON (ALAIN)</p> <p class="spip"><i class="spip">J'ai été à l'initiative de l'abolition de la double peine, je ne vais pas l'appliquer maintenant à mon ami Alain</i> (Saint-Étienne-de-Saint- Geoirs, 21 juin 2004)</p> <p class="spip">Maire de Grenoble entre 1983 et 1995, ancien député et président du conseil général de l'Isère, deux fois ministre, Alain Carignon était l'un des grands espoirs de la droite française avant sa condamnation en 1996 à trois ans de prison ferme pour corruption et abus de biens sociaux. Depuis 1986, Nicolas Sarkozy est un ami intime d'Alain Carignon. Lors de son procès, ce dernier choisit d'ailleurs comme avocat l'associé de
Nicolas Sarkozy, Guy Danet. Après sa traversée du désert consécutive à 29 mois de prison, c'est encore Nicolas Sarkozy qui va lui remettre le pied à l'étrier dans son ancien fief en l'aidant à redevenir le président de la fédération UMP de l'Isère. En septembre 2005, c'est un proche d'Alain Carignon, Fabien de Sans Nicolas, que Nicolas Sarkozy choisit pour remettre de l'ordre dans l'organisation de jeunesse de l'UMP, les Jeunes Populaires, acquise jusqu'à lors à Alain Juppé.
Dernier épisode en date : Nicolas Sarkozy a, le 22 octobre 2005, adoubé son ami de toujours comme candidat légitime de l'UMP dans l'Isère pour 2007. Alain Carignon ne s'est pas privé de mettre en avant ce soutien et a aussitôt fait savoir qu'il déposera sa candidature pour cette élection.</p> <p class="spip"><strong class="spip">
Voir : Balkany (Patrick), double peine, UMP
</strong></p> <hr class="spip" />
<p class="spip"><img src="http://www.antisarko.net/squelettes/puce.gif" width='8' height='11' alt="-" /> DROITS-DE-L'HOMMISTES</p> <p class="spip"><i class="spip">Tous les droits-de-l'hommistes de la création passent devant la porte de Saint-Ouen en disant : ‘Mon dieu, les pauvres' puis s'en vont pour aller dîner en ville</i> (Le Monde, 24 octobre 2002))</p> <p class="spip">Nicolas Sarkozy qualifie, dans un entretien relu et amendé au journal Le Monde, de droits-de-l'hommistes les associations qui s'opposent à son projet sur la sécurité intérieure (LSI).
L'expression a été inventée par Jean-Marie Le Pen et il est difficile de ne pas y voir une forme de dénigrement à l'encontre des associations de défense des droits de l'Homme qui n'hésitent pas à marquer leur désaccord avec la politique sécuritaire du ministre de l'Intérieur.
L'année 2003 restera pourtant comme l'annus horribilis des droits de l'Homme en France, selon le rapport annuel de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH). En préambule de ce rapport, le président de la LDH n'hésite pas à assurer que en un an et demi, nous avons assisté au plus grand recul des droits de l'homme en France depuis la guerre d'Algérie.</p> <p class="spip"><strong class="spip">
Voir : Front national</strong></p></div>
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http://www.antisarko.net/spip.php?article20211970-01-01T00:00:00Ztext/htmlfrLe livre "Sarkozy dans le texte"SarkozyresoAvec plus de 133 items, le livre "Sarkozy dans le texte" définit avec précision les contours du sarkozysme.
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<div class='rss_chapo'><p class="spip">Il n'empêche. Pour que cet instrument militant soit le plus efficace possible, nous avons décidé de rédiger des mises à jour permanentes, à partir des déclarations et des discours de Nicolas Sarkozy.</p> <p class="spip">Vous pouvez, vous aussi, participer à la rédaction de ces nouveaux articles : envoyez-nous vos textes sur info@re-so.net</p></div>
<div class='rss_texte'><p class="spip"><br /><img src="http://www.antisarko.net/squelettes/puce.gif" width='8' height='11' alt="-" /> <strong class="spip">MEDECINS ETRANGERS</strong> (2 octobre 2006, Congrès Francophone de la Chirurgie)</p> <p class="spip"><i class="spip">"Quoi qu'il en soit, la situation des milliers de praticiens et étrangers ou d'origine étrangère qui ont été recrutés dans des conditions dérogatoires devra être réglée. Par respect pour eux et pour leurs patients, je souhaite qu'une procédure nationale de vérification de leurs connaissances professionnelles et de leur maîtrise de notre langue soit rapidement instaurée sur la base de l'équité avec les exigences imposées aux praticiens et aux étudiants français</i> (30 novembre, 2005)</p> <p class="spip">La stigmatisation des étrangers est sans aucun doute l'un des leitmotivs du discours de Nicolas Sarkozy. Il n'est donc pas étonnant de le voir aujourd'hui mettre en cause les compétences des médecins étrangers. Cette attaque traduit une fois de plus le parti pris idéologique, loin du pragmatisme dont il se revendique, et la méconnaissance profonde de la réalité du milieu médical. D'une part, la reconnaissance mutuelle des diplômes au sein de l'Union Européenne est devenu la règle. Il parait donc inconcevable de la remettre en cause d'un strict point de vue légal. Par ailleurs, cette prise de position sous-entend que les diplômes français auraient plus de valeur que les diplômes étrangers. Prise de position déplacée, surtout pour quelqu'un qui se plaignait au cours d'un déplacement aux Etats-Unis de « l'arrogance » dont fait preuve la France sur la scène internationale.
D'autre part, la réalité des médecins aujourd'hui est celle d'une profonde injustice entre les médecins titulaires d'un diplômes français et les autres, qui ne sont pourtant pas moins compétents, mais dont les revenus sont très nettement inférieurs.</p> <hr class="spip" />
<p class="spip"><strong class="spip">- ZONES D'EDUCATION PRIORITAIRES (ZEP)</strong></p> <p class="spip"><i class="spip">"Il faut déposer le bilan des ZEP. Cette politique a échoué".</i> (30 novembre, 2005)</p> <p class="spip">Dans la longue série des institutions dont il prétend se débarrasser pour construire la « France d'après », Nicolas Sarkozy n'a pas manqué de s'attaquer aux Zones d'éducation prioritaires (ZEP), accusées d'être responsables de la dégradation des conditions d'enseignement dans les établissements ces dernières années. Comme toujours, le raisonnement sarkozyste se pare de toutes les vertus du bon sens populiste pour mieux masquer son inconséquence : attribuer aux ZEP la paternité des problèmes sociaux et scolaires des quartiers défavorisés, c'est confondre le mal et son remède et renouer avec le traditionnel argument réactionnaire de l'« effet pervers » des politiques publiques volontaristes. Les ZEP ont été fondées en 1982 par le gouvernement de Pierre Mauroy sur le principe simple de la discrimination positive territorialisée. Les établissements des quartiers cumulant les handicaps économiques et sociaux (forts taux de chômage, familles monoparentales, faible alphabétisation) devaient recevoir des moyens supplémentaires pour compenser les inégalités sociales. La taille des classes devait être réduite, l'encadrement scolaire resserré et les activités para-scolaires encouragées pour favoriser l'égal accès à la culture et aux sports. Le « bilan » des ZEP est connu et ne justifie en rien le constat de « faillite » économique dont Nicolas Sarkozy voudrait imposer l'évidence. Selon un rapport de l'inspection générale de l'Education nationale de 2005, les ZEP ont permis de stabiliser les écarts de niveau entre les élèves de ZEP et les élèves des autres établissements. Surtout, alors que les services publics désertent les quartiers et que les politiques de logement peinent à rénover les habitations, le dispositif des ZEP est l'un des derniers remparts contre le retrait définitif de l'Etat de ces zones de relégation spatiale. Le projet de Nicolas Sarkozy en matière d'éducation consiste donc à prôner la table rase et à faire croire à la possibilité pour chaque famille de choisir librement son établissement, comme si tous étaient égaux face au coûts financiers et sociaux qu'impliquent une scolarisation dans des quartiers éloignés. La criminalisation de la jeunesse des quartiers se substitue à l'effort de scolarisation et de promotion de l'égalité réelle. L'apologie de l'enseignement privé s'accorde enfin très logiquement avec cette attaque contre les ZEP. La politique sarkozyste ne manquerait pas d'accroître dramatiquement les inégalités sociales et de renforcer les foyers de violence : le pompier pyromane a tout intérêt à la dégradation des conditions de vie dans les quartiers pour légitimer sa politique sécuritaire et répressive. La gauche doit au contraire réaffirmer la légitimité des ZEP et leur donner pleinement les chances de réussir. Les moyens alloués n'ont pas été à la hauteur de l'enjeu. Le surcroît budgétaire de 10% donné aux ZEP n'est rien comparé aux 100% supplémentaires qu'accorde l'Etat néerlandais à ses établissements en difficulté. La réduction du nombre d'élèves par classes doit faire l'objet d'une politique volontariste : les classes de ZEP sont bien souvent à peine moins nombreuses que les classes des autres établissements, alors que le nombre de 18 élèves par classes est considéré depuis l'enquête de l'économiste Thomas Piketty comme le seuil à partir duquel la réduction des effectifs produit des effets positifs significatifs. La mise en place d'équipes pédagogiques stables et expérimentées doit enfin être privilégiée pour éviter que les jeunes enseignants ne soient envoyés seuls et sans formation spécifique s'occuper des élèves les plus durement frappés par la précarisation sociale. Si on leur en donne vraiment les moyens, les collèges et lycées de ZEP peuvent devenir des lieux de réussite et inverser le processus de ségrégation sociale dont ils sont victimes.</p> <hr class="spip" />
<p class="spip"><strong class="spip">- REPENTANCE</strong></p> <p class="spip"><i class="spip"> je crois qu'il faut cesser avec la repentance permanente en France pour revisiter notre histoire.</i> (France 3, 7 décembre 2005)</p> <p class="spip">Dans le débat suscité par l'article 4 de la loi du 23 février 2005 affirmant que « les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer », Nicolas Sarkozy a refusé d'envisager l'abrogation de cet article. Il a ainsi apporté son soutien aux députés UMP qui avaient fait passer par amendement ces quelques lignes destinées à flatter leurs électeurs nostalgiques de la colonisation française.</p> <p class="spip">Condamné dès le mois d'avril 2005 par un collectif d'historiens, cet article a provoqué une très forte mobilisation de la gauche. La pétition unitaire lancée par le PS, le PRG, les Verts, le PCF et la LCR demandant l'abrogation de l'article a reçu plus de 45 000 signatures. Les députés socialistes ont déposé à l'Assemblée Nationale une proposition de loi pour l'abrogation de l'article 4, mais les députés UMP l'ont repoussée le 29 novembre 2005. Alors que certains à droite prenaient leur distance avec le discours néo-colonialiste des inspirateurs de l'article, Nicolas Sarkozy a lui choisi de défendre ces députés extrémistes. Sa seule décision a été de demander, en tant que président de l'UMP, à Arno Klarsfeld de mener une réflexion sur les rapports entre histoire et mémoire. La fonction de diversion de cette annonce n'aura échappé à personne.</p> <p class="spip">Les propos de Nicolas Sarkozy sur les excès de la « repentance » font écho à ceux de tous les nostalgiques de la France d'antan qui refusent de reconnaître les crimes commis dans le passé par les autorités françaises, sous Vichy ou en Algérie. Trop longtemps oubliés, ces crimes ont été officiellement reconnus pour panser les plaies de l'histoire du XXe siècle et mettre fin à des décennies d'amnésie. Employer à cet égard le terme religieux de « repentance » est inadapté, puisqu'il s'agit en réalité de regarder notre passé avec lucidité, comme l'ont fait la plupart des pays d'Europe avant nous. Sous couvert d'une critique de la repentance, la droite sarkozyste cherche au contraire à réhabiliter les heures peu glorieuses de l'histoire nationale et à attiser les conflits de mémoire.</p> <hr class="spip" />
<p class="spip"><strong class="spip">- RESERVE CITOYENNE </strong></p> <p class="spip"><i class="spip"> La réserve citoyenne sera constituée de citoyens, qui comme les sapeurs pompiers volontaires veulent donner un peu de leur temps pour apporter leur contribution à la création d'une meilleure sécurité. </i> (Voeux à la presse, 12 janvier 2006))</p> <p class="spip">EN COURS DE REDACTION</p> <hr class="spip" />
<p class="spip"><strong class="spip">- STATISTIQUES ETHNIQUES</strong></p> <p class="spip"><i class="spip">Le fait qu'on ne puisse pas, en France, connaître la diversité de la population parce que l'origine ethnique est interdite, participe à la panne de notre système d'intégration</i>. (Le Progrès, 23 février 2006)</p> <p class="spip">Reprenant une des revendications récurrentes de l'extrême droite, Nicolas Sarkozy s'est prononcé à plusieurs reprises pour la remise en cause de l'interdiction de faire mention en France de statistiques ethniques dans les fichiers...de délinquance ! Ce n'est visiblement pour le ministre de l'intérieur que dans ce cas de figure que la connaissance de l'origine ethnique des individus pourrait s'avérer utile aux pouvoirs publics. En arrière-plan, c'est donc une logique plus que contestable qui anime Nicolas Sarkozy et qui l'a conduit, le 14 février 2006 sur RMC Info à répondre, à la question "doit-on faire apparaître l'origine ethnique des délinquants dans les statistiques de la police ?" de la manière suivante : Il n'y aucune raison de dissimuler un certain nombre d'éléments qui peuvent être utiles à la compréhension de certains phénomènes". Pour lui, les faits de délinquance n'auraient donc pas seulement des explications sociales mais aussi ethniques. D'ailleurs, le ministre de l'Intérieur n'hésita pas à dénoncer le phénomène des « bandes constituées sur des critères ethniques avec une violence endémique », dans un discours prononcé à l'occasion des voeux du syndicat de gardiens de la paix Alliance, le 24 janvier 2006. La violence serait-elle donc liée à l'origine ethnique des individus ? Terrifiant.</p> <hr class="spip" />
<p class="spip"><strong class="spip">- ACTION RECURSOIRE</strong></p> <p class="spip"><i class="spip">Je ne crois pas à la responsabilité collective de la justice. Pour moi il n'y a qu'une responsabilité individuelle, celle des juges qui ont eu à s'occuper de cette affaire</i>. (Le Progrès, 23 février 2006)</p> <hr class="spip" />
<p class="spip"><strong class="spip">- CARTE SCOLAIRE </strong></p> <p class="spip"><i class="spip">Le social n'est pas l'apanage des établissements publics. Les établissements privés ont une longue pratique et des réponses originales en la matière. L'enseignement privé déborde d'ailleurs de demandes d'inscriptions. Je n'accepte pas que la liberté de choix de l'école soit réservée à ceux qui habitent dans les beaux quartiers. Pour la même raison, je suis pour la suppression à terme de la carte scolaire</i>. (Le Figaro, 22 février 2006)</p> <hr class="spip" />
<p class="spip"><strong class="spip">- PETITE ENFANCE</strong></p> <p class="spip"><i class="spip">« Ce n'est pas quand un adolescent de 15 ans est devenu un délinquant multirécidiviste qu'il faut commencer à se préoccuper de son cas</i>. (novembre 2005)</p> <p class="spip">Pour Nicolas Sarkozy, c'est chez les tout-petits, dès avant 3 ans, que la délinquance doit être dépistée. Son projet de loi de prévention de la délinquance préconise en effet la détection systématique des enfants « agités », « indociles » ou « impulsifs » dans les crèches et les écoles maternelles au prétexte d'endiguer leur délinquance future. Le Ministre de l'Intérieur propose ainsi d'inscrire dans un « carnet de comportement » de l'enfant ses col ??res et actes de désobéissance, censés annoncer un parcours inéluctable vers la délinquance.
Nicolas Sarkozy ne voit le petit enfant qu'à travers les menaces qu'il peut porter à l'ordre public, alors que ce sont des réponses éducatives et sociales à ses souffrances qu'il faut apporter. Les crèches et les écoles maternelles ne doivent pas devenir des lieux de traque des prétendues « déviances » à des fins de contrôle social. Ces lieux d'accueil doivent au contraire garder leurs fonctions d'éducation et de prévention pour aider les enfants et leurs parents.</p> <hr class="spip" />
<p class="spip"><strong class="spip">- CULTURE</strong></p> <p class="spip"><i class="spip">"J'exprime mes doutes face à la nouveauté et à la création qui vident les salles" </i> (discours devant la Convention de l'UMP consacrée à la culture, 24 janvier 2006)</p> <p class="spip">Nicolas Sarkozy, sous couvert de défendre la création et les créateurs, prône là aussi la "rupture" avec la tradition qui, de Malraux à Jack Lang, a développé la politique culturelle comme politique publique à part entière.</p> <p class="spip">En effet, le ministre de l'Intérieur a annoncé lors de la convention UMP consacrée à la culture qu'il souhaitait "fondre la ministère de la culture dans celui de l'Education nationale". Outre, qu'il est évident que le ministère de l'Education nationale aurait tôt fait de diluer celui de la culture, par ses prérogatives, le poids de son budget et de ses effectifs, mais ce projet traduit aussi la pensée de Nicolas Sarkozy sur les dépenses de l'Etat liées à la culture. Pour lui, la culture est une annexe et celle-ci doit justifier ses dépenses (par essence : supectes car superflues). Ainsi pour Nicolas Sarkozy on peut dépenser pour la culture si et seulement si celle-ci a un rôle éducatif.</p> <p class="spip">Une culture "utile" donc, mais pas une "création qui vide les salles". Car pour le ministre de l'Intérieur quand l'art n'est pas accessible et convenu, il gaspille l'argent du contribuable. Alors...est-ce à dire qu'on lui coupera les vivres ? Ce qui est révélateur avec ce type de raisonnement, c'est que seul l'art rentable (c'est à dire celui qui n'a pas besoin de la manne publique) sera subventionné, donc que le seul critère de reconnaissance sera la rentabilité immédiate de la création.</p> <p class="spip">Il y a de quoi s'inquiété de cette vision étroite de la politique culturelle, surtout quand on observe la mise en application des ces principes à Neuilly sur Seine du temps où Nicolas Sarkozy était Maire. Là, le constat tombe sans appel : Neuilly est la seule commune, parmi l'ensemble des communes limitrophes, a ne pas s'être doté d'un conservatoire municipal de musique...</p> <hr class="spip" />
<p class="spip"><strong class="spip">- AFRIQUE</strong></p> <p class="spip"><i class="spip">la France, économiquement, n'[a] pas besoin de l'Afrique"</i>. (déplacement au Mali, le 18 mai 2006)</p> <p class="spip">EN COURS DE REDACTION</p> <hr class="spip" />
<p class="spip"><strong class="spip">FRANçAFRIQUE</strong></p> <p class="spip"><i class="spip">Il nous faut nous débarrasser des réseaux d'un autre temps, des émissaires officieux qui n'ont d'autre mandat que celui qu'ils s'inventent. A nous aussi de débarrasser la relation Afrique-France de ses fantasmes, de ses mythes qui la polluent. La France n'a pas les intentions et l'influence qu'on lui prête"). (discours à Cotonou (Bénin), le 19 mai 2006)</p> <p class="spip">EN COURS DE REDACTION</p></div>